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Jeune Afrique : Cheikh Sidi Bémol Broc’n’roll

 

Jeune Afrique mars 2015
Jeune Afrique mars 2015

Derrière ce pseudonyme, Hocine Boukella, chanteur et guitariste kabyle qui défend des influences orientales et occidentales.

Des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes : une foule bigarrée de plus de cinq mille personnes saute, agite les bras vers le ciel et chante à l’unisson sur une scène de plein air à Alger. C’est l’effet Sidi Bémol : un groupe de « gourbi rock », une musique « de bric et de broc » mêlant mélodies indiennes, blues, rengaines celtiques, chansons berbères… qui fait plusieurs fois le tour du monde en une heure de concert. À sa tête, Hocine Boukella, « Cheikh Sidi Bémol » pour les fans, barbe de trois nuits et cheveux indociles. Un chanteur-guitariste de 57 printemps qui affiche déjà neuf albums au compteur, a tourné avec son groupe à Barcelone, Essaouira, Montréal, mais garde le noyau dur de ses supporters entre l’Algérie et la France.

C’est à Alger que l’artiste est né. Il se remémore « une enfance insouciante » dans une famille étoffée (sept garçons, trois filles) habitant le quartier populaire de Belcourt, où son père travaillait comme directeur d’école. Ses parents avaient quitté la Kabylie pendant la guerre. « J’avais peut-être une sensibilité artistique plus forte du fait de mes origines, estime aujourd’hui Hocine Boukella. Les Kabyles, comme les Bretons par exemple, des peuples dont on a combattu la culture, ont créé par réflexe plus de chants, de textes, pour préserver leur langue, leurs spécificités. »

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